Le Nicaragua, entre l'océan Pacifique et la mer des Caraïbes, est un pays d'Amérique centrale connu pour la force de son relief formé de lacs, de volcans et de plages.

Le grand lac Managua et l'emblématique stratovolcan Momotombo se trouvent au nord de la capitale, Managua.

Au sud, la ville de Granada se distingue par son architecture coloniale hispanique et un archipel d'îlots navigables et peuplés d'oiseaux tropicaux.

Capitale : Managua

Monnaie : Cordoba

Président : Daniel Ortega

Nous sommes au Nicaragua !

5 kms avant d'arriver à la frontière, nous tombons sur un bouchon de camions qui attendent de passer au Nicaragua. Il nous faut doubler à contresens cette distance pour ne pas poireauter aussi longtemps sachant que les voitures ont une entrée différente.

Et certains en profite pour faire une bonne sieste afin de laisser passer les heures chaudes.

Quant à nous, il faut s'armer de patience... 4 heures de formalités administratives pour sortir du Honduras et entrer au Nicaragua !

Du 15 au 19 mars 2019 - Visites de Leon, du volcan Masaya et de la ville coloniale de Granada

Leon, fondée en 1524 par Francisco Hernández de Córdoba sur le site de Nagarando, à côté du Lac Xolotlán et en face du volcan Momotombo fut dépalacée sur son emplacement actuel suite au tremblement de terre de 1610.

L'ancienne cité, distante de 40 kilomètres de la nouvelle, est connue aujourd'hui sous le nom de Len Viejo.

La nouvelle cité de Leon allait très rapidement se développer mais le 21 août 1685 elle fut attaquée par des pirates anglais dirigés William Dampier, laissant la cathédrale en ruine ainsi que plusieurs églises et édifices publics.

Malgré cela Leon reconstruisit rapidement ces édifices et c'est cette ville que les touristes peuvent aujourd'hui visiter, s'émerveillant devant le riche patrimoine architectural du centre historique de Leon.

Nous ne sommes pas restés bien longtemps dans la ville car la chaleur était étouffante mais et avons axé notre visite sur les bâtiments les plus connus.

 

La basilique cathédrale de l'Assomption

Le théâtre de Leon

L'Eglise Calvary

Les piñatas, toujours aussi nombreuses !

Le volcan Masaya

Le volcan Masaya est l’un des sept volcans actifs du Nicaragua. Il culmine à 635 m à 35 km à l’ouest de Granada et à 23 km au sud de Managua, la capitale du pays.

Le parc national du volcan Masaya couvre une superficie de 54 km² et comprend cinq cratères et deux volcans : le volcan Masaya lui-même et le Nindirí. Le volcan Masaya est un des rares volcans de la planète à avoir un lac de lave actif dans son cratère. Les conquistadors espagnols l’avaient d’ailleurs baptisé “La Bouche de l’Enfer”.

L’activité du volcan s’est intensifiée fin décembre 2015 et en janvier 2016, le parc national fut fermé au public. Il est possible d’accéder aujourd’hui au bord du cratère, afin d’assister au spectacle impressionnant d’un lac de lave bouillonnant.

Les excursions se font avec un guide du parc obligatoirement. Nous avons fait la visite de jour et de nuit mais celle de nuit a vraiment été la plus spectaculaire.

Des perroquets Amazone se sont adaptés à la fumée du volcan et nichent dans les parois du cratère.

Maquette photographiée au musée du Parc national Masaya

Le cratère du Masaya se situe en amont et celui du Nindiri en aval.

Le cratère du Masaya

Le lac de Masaya

Entre la Lagune Apoyo et le Lac Nicaragua, Granada est une destination à ne pas manquer au Nicaragua. Fondée en 1524 par Francisco Hernández de Córdoba c'est une des premières cités fondées par les espagnols sur le continent américain.

Au coeur d'un paysage grandiose, la ville de Granada n'a rien perdu de son charme colonial. Avec l'architecture coloniale de son centre historique, ses musées, son ambiance cosmopolite et son animation nocturne, Granada est sans aucun doute une de nos villes préférées au Nicaragua.

La cathédrale de Grenade

Le 20 mars 2019, fabrication de chocolat chez Donald, une famille faisant partie de la communauté Nicaragua libre

Nous décidons de passer la nuit dans une communauté coopérative, vivant en autarcie dans une forêt au sud de Granada, appelée Nicaragua Libre. Cette communauté se partage tous les gains recueillis par chaque famille et dépend notamment du toursime en proposant des visites de la plantation à la dégustation de cholocat, pâte à tartiner...

Nous sommes accueillis par Donald et sa famille qui nous fait découvrir le processus de fabrication du chocolat.

Mais avant notre atelier chocolat, nous commençons la journée par un bon petit déjeuner chez René (le frère de Donald) et ensuite par la visite de leur verger.

Cette communauté est totalement autonome, ils ont miel, légumes, fruits, oeufs et quelques poulets.

Nous avons passé une magnifique journée en leur compagnie et garderons un excellent souvenir de cette vie en communauté.

 

Petit déjeuner composé de café, tortillas, omelette, pain brioché, avocats, mangues, oranges et sapotés (fruit marron très sucré), dur dur de tout terminer !

La communauté possède des ruches d'abeilles qui ne piquent pas, des abeilles comme chez nous et des abeilles minuscules comme des moucherons.

Visite du verger de la communauté avec Donald et sa fille

Un avocatier

Un manguier

Plante de manioc

Une racine de manioc

Des plantes de coton et des noix de coco

Les 8 étapes de fabrication du chocolat

1ère étape : la cueillette des cabosses

Cette cueillette doit se réaliser à la main à l’aide d’outils très tranchants et en prenant de nombreuses précautions car il faut absolument éviter de blesser le tronc des cacaoyers ou d’endommager les fleurs et cabosses non encore matures. La cueillette se fait en tranchant le pédoncule reliant la cabosse au cacaoyer.

2ème étape : l’écabossage

Dans les plus brefs délais, le producteur se sert d’un couteau pour ouvrir les cabosses ; ce qui lui permet de séparer manuellement et avec délicatesse les graines (les futures fèves de cacao) de la pulpe blanche et humide. De chaque cabosse, on peut sortir de 16 à 60 graines.

3ème étape : la fermentation

Une fois ces graines sorties et placées dans un panier, elles vont se mettre à transpirer sous l’action des rayons solaires ; ce qui enclenche le processus de fermentation. Quant à la pulpe blanche et humide, elle se transformera en alcool, puis en acide acétique. Durant ce processus de fermentation, les graines vont prendre leur teinte chocolat. Ce n’est qu’à partir de ce moment qu’on peut vraiment leur donner le nom de fèves de cacao.

4ème étape : le séchage

Une fois les fèves de cacao fermentées, il faut les sécher rapidement ; ce qui va éviter qu’elles moisissent. Pour le faire, on les dispose sur de grandes bâches ou sur des claies en plein soleil, et ce sur une période d’une à quatre semaines ; et on les remue régulièrement.

5ème étape : la torréfaction des fèves

Les fèves vont être chauffées pendant une demi-heure à une température comprise entre 100° C et 140° C.

6ème étape : le décorticage

7ème étape : le broyage

Les fèves de cacao passent par différents broyeurs à meules selon le niveau d’affinage souhaité.

8ème étape : le malaxage

La masse de cacao va être mixée avec des matières premières telles que le sucre et le lait jusqu’à obtention d’une pâte homogène. Ensuite, on se sert de broyeuses-affineuses pour réduire davantage la granulométrie de la pâte.

Une cabosse, fruit du cacaoyer

A l'intérieur, les fèves de cacao recouvertes de pulpe blanche sucrée

Séchage des fèves de cacao au soleil mais avant cette étape, il y a l'étape de la fermentation que je n'ai pas en photo.

Fèves de cacao séchées

Etape de la torréfaction qui permet de développer l’arôme du chocolat

Etape du décorticage consistant à retirer l'enveloppe de la fève. Une fois retirée, la fève a une apparence brune et brillante.

Etape du broyage

Etape du malaxage, le cacao va être mixé avec des matières premières telles que le sucre et le lait jusqu’à obtention d’une pâte homogène.

Avant d'obtenir la pâte de chocolat, nous pouvons déguster le chocolat chaud, un vrai régal !

Lorsqu'on continue la cuisson, la mixture devient de la pâte de chocolat !

Petite dégustation avant de mettre le chocolat dans de petits récipients de conservation

Et nous voilà prêts à repartir avec notre pâte à tartiner de chocolat et quelques mangues pour la route.

Du 21 au 23 mars 2019 - L'île d'Ometepe, entre plages et volcans

Avant de quitter le Nicaragua auquel nous nous sommes fort attachés, nous décidons de jeter l'ancre sur l'île d'Ometepe. Elle serait la plus grande île au monde située dans un lac. Elle se trouve dans le lac du Nicaragua, lui même troisième plus grand lac d'Amérique latine.

L'île est formée par deux volcans : le majestueux Concepcion, toujours actif, de forme parfaitement conique culminant à 1610 m, et Maderas, plus étalé, atteignant 1314 m. Environ 35 000 personnes habitent cette île d'une superficie de 276 000 km2. La majorité de la population se consacre à l'agriculture (spécialement banane).

L'île compte de nombreux atouts et notamment des collines luxuriantes sillonnées de chemins de randonnée, une faune remarquable, des cascades et une atmosphère particulièrement paisible qui tend à retenir les voyageurs. Notre emploi du temps et notre objectif nous contraignent à y rester que trois jours.

La traversée dure 1h depuis San Jorge pour atteindre Moyogalpa, la principale ville de l'île. Merci à Damien, un Français croisé à l'arrivée qui a eu la gentillesse de nous prendre en photo.

On profite de la traversée pour faire un peu d'école mais la houle ne permet pas d'écrire et Daphnée a très peur de voir le camping car tanguer si fortement. Finalement, nous préférons sortir prendre l'air et regarder l'horizon pour éviter de v.....

1ère étape sur l'île, la pointe Jesus Maria, une plage de sable noir connue pour son magnifique couché de soleil

Dès notre arrivée, nous faisons connaissance avec d’incroyables oiseaux bleus et blancs. Après recherche, nous apprenons que ce sont des geais à face blanche.

Notre 2ème étape sur l'île, la réserve naturelle de Charco Verde.

Vue sur le volcan Concepcion

Les singes hurleurs sont très présents sur l'île.

De minuscules abeilles ont fait leur nid sur le tronc d'un arbre.

La plage de Santo Domingo

Le volcan Maderas en arrière plan

Lessivage du linge dans le lac

Le volcan Concepcion

3ème étape sur l'île, l'ascension du volcan Maderas

Une pénélope panachée

De nombreux singes perchés dans les arbres nous regardent passer.

La pente est assez raide et il fait une chaleur torride et humide

Après 2h de grimpette sous cette chaleur humide, nous sommes récompensés par cette magnifique vue sur le volcan Concepcion. Notre randonnée s'arrête là, la suite du sentier est raide et très glissante, nous décidons de redescendre.

Notre séjour sur l'île d'Ometepe touche à sa fin et nous choisissons de nous rapprocher du ferry, donc de retourner à Moyogalpa.

Ometepe c’est l’île où l’on prévoit de faire 2 jours et sur laquelle on resterait bien 1 semaine tellement on s’y sent bien !

Ce sera pour nous, notre coup de coeur du Nicaragua.

Le 23 mars 2019, San Juan del Sur, dernière étape au Nicaragua

Avant de passer la frontière qui nous mène au Costa Rica, nous nous sommes arrêtés dans la petite ville de San Juan del Sur, ville la plus touristique du pays.

Située sur la côté pacifique, elle est un paradis pour surfeurs nord américains, ce qui rend la ville un peu à part au Nicaragua.

La vie y est plus chère, les bars sont légions et l'ambiance plutôt à la fête. Pour nous demain c'est Costa Rica et ses fameuses richesses naturelles.

Une famille Argentine (1 couple et 3 enfants) sillonnent les routes d'Amérique dans leur minuscule van et vivent grâce à la vente de leur artisanat. Une rencontre très chaleureuse !

Le dimanche, les familles se retrouvent sur la plage dès 7h du matin. Ce n'est pas possible de faire une grasse mat' dans les pays d'amérique centrale, ce sont tous des lève tôt !