La Colombie, le 4e pays de l’Amérique du Sud par sa taille, est baignée à la fois par l’océan Pacifique et l’océan Atlantique.

Située à l’extrémité nord-ouest de l’Amérique du Sud, avec pour frontières le Brésil, le Panama, le Pérou, l’Equateur et le Venezuela.

Son territoire est composé de forêts tropicales, de la cordillère des Andes et d’une multitude de plantations de café.

Le Pico San Cristobal Colon, le point culminant de la Colombie dans la Sierra Nevada de Santa Marta (la plus haute chaine côtière du monde) se situe à 5 776 mètres d’altitude.

La Colombie bénéficie d’un climat agréable avec une température moyenne de 25° C toute l’année. Cela dit les températures sont fortement influencées par l’altitude avec des écarts de 10 à 15°C entre une région en basse altitude et une zone montagneuse. Par ailleurs, les côtes Atlantique et Pacifique ainsi que l’Amazonie sont plus chaudes et humides.

 

 

Capitale : Bogota

Monnaie : Peso Colombien

Président : Iván Duque Márquez

Du 23 au 30 avril 2019 - Dans l'attente du camping car à Carthagène des Indes

Nous voilà arrivés à Carthagène, une des villes les plus touristique de Colombie, annoncée comme la perle des caraïbes avec son architecture coloniale préservée.

Carthagène est une ville du soleil, une ville de fête. La musique résonne dans les rues de jour comme de nuit. Aux coins des rues, limonade fraîche et fruits frais sont vendus aux passants et les vendeurs ambulants tentent de vous fourguer leurs chapeaux à bas prix.

Nos visites s’écoulent au rythme de la recherche de l’ombre. Nous nous baladons dans le quartier historique magnifiquement préservé, entouré des remparts de l’ancienne citadelle rappelant que la ville était l’un des ports les plus important de l’empire colonial espagnol. 

Nous flânons également à Getsemani, un quartier bohème et plein de street art avec une ambiance sympa et décontractée.

Depuis notre arrivée à Carthagène, la chaleur et la moiteur sont à leur maximum, les ventilateurs de l'appartement que nous partageons avec nos amis "les glouglous" fonctionnent jour et nuit, nous attendons impatiemment la nuit pour avoir un peu de fraicheur mais les degrés ne diminuent pas ! Vive les Caraïbes !

Le Parque del Centenario est un grand parc qui relie la ville fortifiée à Getsmani. Nous y avons observé des paresseux, iguanes, singes titi et écureuils.

Getsemani, le quartier des artistes.

Le 30 avril 2019 - Récupération du camping car au port de Carthagène

Le shipping du camping car s'est très bien passé, nous sommes très heureux de l'avoir récupéré sans casse ni vol. Une chance quand on sait que la plupart des camping car sont vandalisés au port.

Récupération des camions à Puerto Bahia.

Du 1er au 5 mai 2019 - De Santa Marta à Mompox

Une fois le camping car récupéré, nous nous dirigeons vers Santa Marta pour faire un gros rangement ainsi qu'un gros nettoyage (camion, draps et vêtements). La chaleur en bord de côte étant insupportable, nous décidons de descendre dans les terres en direction du Sud.

Visite de la petite ville endormie de Mompox, un havre de paix le long du fleuve Magdalena, où il est rare de croiser des touristes, mais où il est fréquent de rencontrer des chiens et des chats se reposant à l’ombre.

En pleine journée, il fait bien trop chaud et les habitants se réfugient dans leurs demeures coloniales ou sur un fauteuil à bascule pour profiter de l’heure de la sieste. Les rues se remplissent à nouveau le soir sur les places du village d’enfants et de familles venus apprécier le coucher de soleil et la fraîcheur de la soirée. A Mompox, l’on vit lentement, l’on vit hors du temps.

Après avoir exploré les rues et églises de Mompox, nous sommes partis faire un tour en bateau dans la mangrove et sur la rivière Magdalena. 

Nous avons eu la chance de voir des paysages absolument magiques, d’observer de nombreux oiseaux et iguanes, singes hurleurs, un babilla (petit caïman) ainsi que des villages de pêcheurs. Excursion vivement recommandée !

Du 6 au 10 mai 2019 - Le canyon de Chicamocha

Le Canyon du Chicamocha est un échantillon de beauté naturelle, de nature sauvage et de superbes paysages immenses.

Il est le résultat de l’érosion du lit fluvial, avec la formation de grandes gorges sur les deux rives.

Ces plaques montagneuses sont le résultat des mouvements tectoniques de la terre dans des régions comme la Mesa de Los Santos et la ville de Bucaramanga. Mais la la majorité de cette plaque s’étend sur la municipalité d’Aratoca.

Avec plus de 108 000 hectares, le Canyon Chicamocha est l’un des plus importants dans le monde. Il s’est formé il y a 46 millions d’années dans un endroit qui était autrefois un immense lac qui a permis la formation des grottes et à l’abri des animaux marins dont on trouvent encore des restes sous forme de fossiles.

Nuit chez l'habitant à l'écoturistica La Colina

Un vrai petit coin de paradis

Du 11 au 17 mai 2019 - Visite des villages coloniaux de Guane, Barichara et Villa de Leyva

Le village de Guane, à 10 km de Barichara , est un endroit où le temps semble s'être arrêté. Il possède une jolie église, un musée qui présente des fossiles (la mer recouvrait la région autrefois) et des objets Guane (peuple autochtone régnant sur la région avant l’arrivée des espagnols).

Barichara est sans aucun doute LE PLUS BEAU VILLAGE DE COLOMBIE ! 

Avec ses bâtiments blanchis à la chaux vieux de 300 ans et ses magnifiques rues pavées, ce village évoque un décor de film hollywoodien. Nous adorons flâner dans les ruelles tranquilles au charme indéniable.

Villa de Leyva, bourgade coloniale entièrement préservée, ne comporte pratiquement aucun bâtiment moderne. 

Nous arpentons les ruelles autour de la place principale. Malgré les nombreuses boutiques d’artisanat, il émane une ambiance paisible et apaisante. L’immense place centrale est un des joyaux du patrimoine de la Colombie. Les Colombiens aiment à dire que c’est la plus grande place d’Amérique latine et avec ses 14 000 m2.

 

 

Mariage dans la petite église de Barichara

Villa de Leyva

Le 18 mai 2019 - Cathédrale de sel de Zipaquirā

La cathédrale de sel est une église construite à l'intérieur des mines de sel de Zipaquirá, près de Bogota, elle est la seule au monde à se trouver sous terre.

Hommage éternel rendu aux mineurs qui y extraient le sel depuis le Ve siècle. Les premiers occupants des lieux furent les Chibchas, un peuple indigène parmi les plus prospères de la région avant l’arrivée des conquistadors.

La cathédrale que nous visitons aujourd'hui est la 2ème construite dans les mines de sel. La première bâtie dans les années 50 a été fermée en 1990 pour des raisons de sécurité. C’est en 1995 qu’a été ouvert le second sanctuaire après 4 ans de travaux durant lesquelles près de 250 000 tonnes de roches de sel ont été extraites.

Elle est depuis 2007, la première merveille de Colombie.

Descente à 200 m sous terre à travers des murs où le cristal de sel est apparent.

Pour arriver à la cathédrale, nous devons traverser 12 salles représentant le chemin de croix de Jésus-Christ.

Le dôme à la couleur lunaire est la première partie de la cathédrale où l’on entre.

« L’Ange Gardien », une sculpture réalisée en 1950 par l’italien Ludovico Consorte. Le site permet d’observer la démesure de la cathédrale et notamment sa croix haute de 16 mètres.

Les sculptures sont taillées directement dans la roche de sel.

Du 19 au 23 mai 2019 - Vol en parapente et visite de Guatapé

Sur la route en direction de Guatapé, Maëlys fait son bâtpème de parapente. Elle n'a eu aucune appréhension à se lancer dans le vide et nous a même dit qu'elle aurait préféré sauter seule ! Plutôt téméraire notre fille !

Guatapé, une explosion de couleurs puisqu’il s’agit du village le plus coloré de Colombie. Ici les rues sont plus belles les unes que les autres !

Dans les années 80, cette petite ville a été délaissée par ses habitants car le gouvernement a inondé une partie du village afin de construire un barrage hydroélectrique. Les habitants ont alors décidé de remettre le village en état et de paver les rues. Tout le monde y apporta sa contribution !

Guatapé est le village où Pablo Escobar venait se détendre dans sa résidence secondaire les weekend. On le comprend vu le calme qui y règne !

Notre gros coup de coeur de Colombie !

Vol en parapente Maëlys

Le Peñón de Guatapé, aussi appelé Piedra del Peñol, est un monolithe de 220 mètres de haut. Il nous aura fallu gravir ses 260 marches pour arriver au sommet et profiter de sa vue splendide !

Luis Eduardo Villegas López est l’heureux propriétaire de ce rocher classé Monument National et surplombant les eaux de Guatapé. Mais comment cela est-il possible ? C’est simple : il est le premier à en avoir atteint le sommet en 1954 ! Désormais, ses enfants ont repris le flambeau.Et d'où viennent ces initiales "GI" ? Il s'agit des 1ères lettres du nom de la ville de « Guatapé ». Le mot reste inachevé pour cause d’une loi interdisant la détérioration du patrimoine naturel et culturel de Colombie.

Les bas-reliefs qui décorent la partie inférieure des maisons s’appellent des zócalos, une tradition qui remonte à plus d’un siècle. Les plus anciens possèdent des formes simples : soleils, losanges, fleurs… Puis, les habitants ont commencé à représenter leurs métiers ou passions. Quant aux zócalos d’aujourd’hui, l’imagination de leurs créateurs n’a plus de limite ! De véritables scènes sont sculptées : des paysans avec leurs ânes, des tuk-tuks, des fonds marins…

Le 24 mai 2019 - Street art à Medellin

Medellin est la deuxième plus grande ville du pays. Ce fut aussi longtemps l’une des villes les plus dangereuses de Colombie. Les narcotrafiquants y faisaient alors régner la violence.

Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts. Surtout la politique d’Uribe, l’ex président, a porté ses fruits. Après la mort de Pablo Escobar en 1993, la situation s’est peu à peu améliorée.

N'ayant qu'une journée pour visiter la ville nous avons voulu partir à la découverte de la comuna 13, un quartier populaire et très symbolique à Medellín, devenu aujourdh'ui la visite incontournable pour les fans de street art.

Mais avant tout, un peu d'histoire :

Dans les années 1960, le conflit armé en Colombie a poussé les paysans de la région à se réfugier sur les hauteurs de Medellin. Des bidonvilles ont vu le jour, qui se sont petit à petit développés pour être « intégrés » à la ville et la Comuna 13 est un de ceux-là.

La Comuna 13 était une zone stratégique, la porte d’entrée et de sortie de Medellin vers la région d’Uraba. Dans les années 90, le conflit se rapproche de Medellin et les FARCS et l’ELN (guérilla marxiste) vont prendre le contrôle du quartier.

Pendant 10 ans, entre guérilla, paramilitaire, et bandes armées liées au narcotrafic, la Comuna 13 va devenir l’un des quartiers les plus dangereux de la Colombie. La population est laissée à l’abandon par les pouvoirs publics, c’est l’anarchie et la violence.

En 2002, le gouvernement décide de lancer une ultime opération militaire pour «nettoyer» le quartier. Aidée par les milices paramilitaires, l’armée entre dans la Comuna 13 et encercle le quartier, c’est l’opération Orion. Cette opération a marqué à jamais l’histoire du quartier : pendant 3 jours, les habitants vont vivre une véritable guerre urbaine, faisant plusieurs morts et des centaines de blessés chez les civils. On parle également d’une centaine de disparus, jamais retrouvés, qui seraient enterrés dans une fausse commune clandestine dans la montagne.

L’opération Orion terminée et la guerilla marxiste écartée, ce sont les milices paramilitaires qui prennent le contrôle de la Comuna 13. Le procédé des groupes paramilitaire est connu et a été reproduit dans divers régions du pays : c’est la «limpieza social», le nettoyage social. Autrement dit les civils soupçonnés de soutenir la guérilla vont être assassinés. La terreur continue, pendant plusieurs années, sans aucune intervention de l’état. Agissant comme une mafia les familles du quartier vont être menacées, extorquées, des habitants vont continuer à disparaître. Malgré le supposé désarmement des groupes paramilitaires, il va pourtant falloir attendre la fin des années 2000 pour voir le quartier s’apaiser.

Des initiatives des habitants commencent à voir le jour, notamment par la jeunesse et le mouvement Hip-Hop. La ville commence également à investir pour apporter son aide au développement du quartier. C’est enfin le début de la renaissance de la Comuna 13.

La difficulté de circulation dans la Comuna 13 et le manque de présence de l’état ont créé un vrai isolement du quartier et des populations. Il était très compliqué et long de rejoindre le centre-ville de Medellin.

On comprend alors pourquoi l’arrivée du métrocable (télécabines) et des escaliers électriques a rebattu les cartes et transformé la vie des habitants. Des moyens conséquents vont être investis globalement dans la transformation de Medellin par le maire de l’époque : une vraie révolution qui va changer le visage de la ville aux yeux du monde.

En 2013, Medellin est nommée ville la plus innovante du monde et les quartiers pauvres de la ville vont bénéficier de cette innovation urbaine. Avec un accès direct au centre-ville, une circulation à l’intérieure du quartier améliorée et le recul du conflit armé, au fil des années, la Comuna 13 a enfin pu commencer à entrevoir une éclaircie. En sortant de son isolement et en recevant enfin le soutien de la ville, les habitants vont pouvoir se tourner vers une nouvelle étape, celle d’une paix relative mais bien méritée.

Pendant ce temps, les jeunes de la Comuna 13 développent une parole propre, à travers le mouvement hip-hop, pour exprimer la mémoire du quartier, leur rage de liberté et de changement.