Du 27 au 29 juillet 2019 - La vallée sacrée : sites archéologiques d'Ollantaytambo, Moray, Pisac et les salines de Moras

Site archéologique d'Ollantaytambo

Ollantaytambo a été construit à l'époque Inca, comme une enceinte fortifiée, comprenant un centre cérémoniel d’importance, des terrasses et une zone urbaine. Le site s’articule autour d’une succession de terrasses, flanquées d’escaliers menant au complexe de la partie supérieure. Inachevés au moment de la conquête et lieu de résistance contre les conquistadors espagnols, le temple et la forteresse d’Ollantaytambo sont impressionnants par l'immensité de ses blocs de pierre et par cette paroi de blocs de quelque 6 m de haut… provenant d’une carrière de l’autre côté de la vallée !

La forteresse inca d'Ollantaytambo permettait de surveiller le chemin allant au Machu Picchu.

Cette imposante paroi de six blocs en hauteur signale le temple du Soleil.

Le bain de la princesse.

Le village d'Ollantaytambo est la seule agglomération du Pérou qui ait conservé intact son plan inca. On y retrouve également les rigoles originelles d'évacuation des eaux.

Oh un blondinet, charmant non ? Il s'agit d'une race sans poil 100 % péruvienne !

Les salines de Maras

Dans la vallée de Maras, à plus de 3200m coule un ruisseau saturé en chlorure de sodium. Dès l’époque pré-inca, les indiens ont commencé à extraire du sel. Plus tard, les espagnols ont mis en place des bassins en terrasses afin de canaliser ce trésor. L’évaporation de l’eau permise par un soleil puissant laisse progressivement la place à des cristaux de sel. Cette couche de sel, au bout d’un mois peut atteindre les 10 cm.

Aujourd’hui, les terrasses appartiennent à des familles organisées en coopérative.

La rivière salée qui alimente les bassins

La fleur de sel flotte, elle forme des petits amas de sel en surface.

Les terrasses de Moray

Le site de Moray était un centre de recherche agricole inca. Les terrasses concentriques (une principale et deux secondaires) permettaient de créer une vingtaine de micro-climats différents. Ceux-ci représentaient les différents zones écologiques de l’empire inca.

Ingénieux non ?

Au centre la température y était plus élevée, elle se radoucissait progressivement jusqu’en périphérie. 250 plantes y étaient cultivées afin de connaître pour chacune leurs conditions optimales de culture et ainsi favoriser de bons rendements.

Les terrasses sont dotées d’un système d’irrigation complexe ainsi que de marches incrustées dans les murs permettant de passer facilement d’un niveau à un autre.

Site archéologique de Pisac

A 3 850 mètres d'altitude, le site archéologique de Pisac surplombe le village et la vallée ; il abrite des terrasses agricoles, des ruines, des temples, des bains de purification, des fontaines et une des plus grandes nécropoles incas composée de 1000 sépultures façonnées dans la roche (mais aujourd'hui pillées).

Plusieurs fonctions sont attribuées au site archéologique : une ville fortifiée, un lieu religieux, un site agricole et une citadelle militaire qui avait pour mission de surveiller et défendre la vallée. Sculptées à la main sur la pente d'une colline, les terrasses agricoles de Pisac sont superbes ; oeuvres des Incas pour cultiver le maïs et la quinoa, elles sont encore utilisées et elles sont les témoins du savoir-faire ingénieux des Incas.

Quelques jolies maisons dans le village de Pisac

Une Peugeot 404, et oui ça roule encore ici mais sans feux !

Du 30 juillet au 3 août 2019 - La montagne Arc-en-ciel et le canyon de Colca

Notre monde est plein de surprises, de paysages extraordinaires et méconnus, la montagne arc-en-ciel en est le parfait exemple. Aussi appelée montagne colorée, le Winicunca, culmine à plus de 5000 m d'altitude, et offre un décor assez irréel et magique. On la croirait couverte de peinture, pourtant ce spectacle époustouflant n'est dut qu'à l’accumulation sur des millénaires de différentes couches sédimentaires comme l'oxyde de fer pour rouge ou le sulfate de cuivre pour le vert. Cette randonnée est la plus extraordinaire que nous ayons faite, mais aussi une des plus difficile en raison de l'altitude.

La montée est très éprouvante à 4 800 m d'altitude.

Finalement Maëlys fera un bout de randonnée à cheval.

Maëlys a trouvé un vrai trésor, de la laine d'Alpaga !

Comme vous le voyez, nous n'étions pas seuls !

Une bouille de lama

Une bouille d'alpaga

Le canyon de Colca

Le canyon de Colca est une excursion incontournable. Deux fois plus profond que le Grand Canyon des États-Unis, il a longtemps été considéré comme le plus profond canyon au monde. Récemment, il a été recalé en 2e place alors qu’il a été découvert que le Canyon de Cotahuasi (3535 m), le dépassait d’environ 130 m.

Le Canyon de Colca est grandiose avec la rivière Colca (longue de 374km) qui la serpente et les nombreuses cultures en terrasses à flanc de montagnes, utilisées depuis l’époque inca !

La Croix du Condor ou Cruz del Condor est à voir absolument dans le Canyon de Colca. C’est un mirador qui offre non seulement un superbe point de vue sur le canyon, mais également un endroit stratégique pour observer le condor des Andes, un des plus grands oiseaux au monde (il peut atteindre une envergure de 3,50 mètres !) En le voyant planer, on comprend aisément qu’il ait été vénéré par les Incas.

Après le Pygargue à tête blanche d'Amérique du Nord, le Condor des Andes est le 2ème oiseau de notre logo que nous avons eu l'immense privilège d'admirer car ette espèce est devenue rare et, par endroits, a complètement disparu.

Le condor des Andes vit en altitude entre 3 000 et 5 000 m dans les corniches rocheuses, il se nourrit de carcasses de lamas, de cerfs, de moutons, de bœufs, d’écureuils, de phoques, de poissons, d’œufs.  Il ne pond qu'1 œuf par couvée à raison d'une couvée tous les 2 ans !

La durée de vie du condor des Andes est de 50 à l’état sauvage et de 70 ans en captivité. Il est un oiseau quasi menacé de disparition.

Le canyon de Colca

De jeunes condors

Les adultes se distinguent par leur plumage noir et blanc.

Sur la route des volcans, direction d'Arequipa

Du 4 au 9 août 2020 - Arequipa, les îles flottantes du lac Titicaca et la mystérieuse porte d'Amuru Meru !

Arequipa est la 2e ville péruvienne en terme de population (après la capitale Lima) et a été fondée par les Espagnols lors de leur colonisation en 1540. Située à 2300 mètres d’altitude au pied de l’immense volcan Misti qui culmine à plus de 5800 m, on la surnomme la Cité Blanche parce que bon nombre de ses bâtiments coloniaux sont faits de pierres volcaniques blanches appelées Sillar. Cette pierre est d’ailleurs une spécialité géologique de la région et vous ne la trouverez que dans les environs !

Vous le savez déjà, nous, on adore les marchés. Alors forcément, quand on arrive quelque part, on va directement au marché central pour aller y faire quelques emplettes et découvrir les spécialités locales. Le marché San Camilo se trouve sous de grandes halles couvertes où tous les stands sont classés par catégories (pain, fruits & légumes, fleurs, herboristes,...).

L'église La Compañia en pierre de sillar sculptée.

Le marché San Camilo

Stand de plusieurs variétés de pommes de terre

On y trouve aussi des choses étranges ! Des bébés et des foetus de lama séchés, il paraît que ça porte chance !

Les îles flottantes du lac Titicaca

Les îles flottantes d'Uros se trouvent à 3 810 m d’altitude sur le lac Titicaca. Nous nous y sommes rendus  depuis la ville de Puno.

Ces îles ont été initialement bâties par les Uros aux XIIIème siècle, un peu par hasard. Ils essayaient en réalité d'échapper à la tribu des Incas en construisant des radeaux en Totora, un roseau qui pousse en grande quantité sur les bords du lac Titicaca. Ils les attachèrent ensemble et la plante se désagrégeant petit à petit, les embarcations s'agglomèrent pour constituer de grands îlots. Les îles flottantes ont ainsi pris le nom de ses premiers occupants. Le peuple Uros s’est finalement éteint dans les années 50, abandonnant leur archipel de roseaux aux indiens Aymaras, qui tentent de perpétuer leur tradition tout en en faisant le tourisme.

Il existe de nos jours 89 îles sur lesquelles vivent environ 2000 habitants, mais seulement une quinzaine sont ouvertes au public. Biodégradables, les îles sont, en conséquence, entretenues régulièrement : la “couverture” de Totora est refaite plusieurs fois par an, pour garder sa consistance. Cette dernière est épaisse d’environ 80 cm et soutenue par des poteaux en bois d’eucalyptus plantés dans le fond du lac Titicaca pour éviter que l’île ne dérive. Cela donne un sol spongieux, on a presque l’impression de marcher sur l’eau ! Les barques, les habitations et même le mobilier sont également faits de Totora. Des poêles en terre cuite sont utilisés pour cuisiner sans faire brûler le sol végétal. Les familles habitant sur les îles disposent, en plus, de panneaux solaires qui leur permettent de s’éclairer la nuit, mais la bougie reste encore utilisée. Les barques de Totora servent notamment à la pêche mais aussi à la communication entre les îles, ainsi qu’entre les îles et Puno, où les enfants sont scolarisés. La construction de ces bateaux nécessite un mois de dur labeur pour seulement 3 mois d’utilisation.

Ces îles sont très touristiques mais nous avons eu la chance de rencontrer William qui nous a fait visiter son île qu'il partage avec deux autres familles et nous étions les seuls touristes ! Cette journée restera inoubliable, merci William !

La ville de Puno au bord du lac Titicaca

Parties de badmington avec les enfants du village.

Maëlys a fait le pleins de totora pour se confectionner des radeaux, et ça flotte !

La puerta de Amuru Meru

La porte d'Amuru Meru située entre les villes de Juliaca et Puno (territoire Aymara) sera notre dernière étape dans cet incroyable Pérou !

Cette étrange porte a été taillée dans la paroi rocheuse et mesure 7m de haut par 7m de large. On ne sait rien de cette construction, ni de quand elle date, ni qui la construite ! Par contre, ce que l'on sait, car cela nous a été dit par les locaux que nous avons rencontrés, est que cette porte donnerait accès à d'autres dimensions, d'autres mondes car il arrive que des personnes disparaissent à travers ces portes et ne reviennent jamais !

Selon la "légende" : Un prêtre Inca du temple des 7 rayons nommé Amaru Meru possédait un disque d'or sacré connu comme " la clé des dieux des 7 rayons " et il cacha ce disque dans les montagnes de Hayu Marca. Il vint par cette porte qui était surveillée par des chamanes. Il leur monta la clé et réalisa un rituel magique qui fit que la porte s'ouvrit grace à ce disque, et toujours selon la légende, une lumière bleu émana du tunnel à l'intérieur. Amaru Meru confia le disque d'or aux chamanes, puis rentra dans le portail et on ne le revit jamais.

Ce qui est intéressant aussi dans ce lieu, ce sont les roches incroyables et uniques par leur forme qu'on a vu qu'à cet endroit.